Le pouvoir est à nous!

22 mars 2014 par

Le 7 avril prochain, les Québécois seront appelés à choisir le 31e premier ministre du Québec. Notre système démocratique nous fera choisir un chef d’état qui sera en réalité élu avec environ les deux tiers des électeurs qui ne voteront pas pour lui (elle).

Cette campagne électorale a été dès son déclenchement contesté par certain sur sa pertinence. Le gouvernement ayant lui-même décidé de cette élection refusant de travailler en collégialité avec les autres partis, choisissant plutôt le pouvoir en fonction des sondages.

Un peu comme lors du scandale des commandites, c’est sur un portrait de fond peu reluisant que nos politiciens demandent la confiance des électeurs.

Ce fond peu reluisant n’est pas celui des partis politique, mais bien celui de la soif de pouvoir des hommes et femmes qui dirigent les partis. Avec la commission Charbonneau et l’UPAC qui font la une de nos médias de façon régulière, la population croit de moins en moins en nos politiciens.  Éclaboussés par des déclarations, plusieurs politiciens se sont retrouvés dans des situations peu enviables minant ainsi la crédibilité de l’ensemble de la classe politique devant les citoyens. Il y a pourtant des gens qui sont actuellement candidat à l’élection ayant pour ainsi dire aucune chance de gagner, non couvert par les médias et sans moyens pour payer la publicité permettant de se faire reconnaître. Des gens qui eux sont là pour défendre des idéologies auxquelles ils croient et ils adhèrent.

Combien de citoyen entendrez vous dire « je ne vais pas voter, c’est tous pareils »

Ne serait-il pas temps justement qu’on choisisse un changement ? Si tout est pareil au Québec depuis 40ans c’est peut-être parce que nous avons accepté de laisser le pouvoir aux mêmes gens pendant ses années.

Lors de la dernière élection fédérale, les gens du Québec ont décidé de voter pour faire un vrai changement en donnant leur confiance à un homme et un parti qui n’avait jamais eu le pouvoir de diriger le Canada. En choisissant Jack Layton, plusieurs Québécois décidaient de donner leur confiance à un homme qui les avait convaincus qu’il était là par la force de ses convictions.

Or cette fois, au Québec, nous pourrions prendre la même décision au Québec, nous pourrions voter pour des gens qui n’ont jamais dirigé le Québec, des gens qui pourraient décider de demeurer chez eux mais au contraire qui ont choisi d’offrir aux citoyens du Québec une alternative aux vieux partis.

Quand je vois Pauline Marois refuser de prendre clairement position sur l’article 1 du programme de son parti, la souveraineté du Québec. Quand je vois le Parti Libéral du Québec, incapable de se renouveler, essayer de nous convaincre que son changement de chef vient de faire de lui un parti complètement différent et ce 18 mois après avoir été porté dans l’opposition! Je me permets de croire que le temps est venu de donner les destinés du Québec à d’autres gens.

ZanettiÀ mes amis qui croient que la souveraineté du Québec est l’avenir pour notre nation, ne devriez-vous pas joindre Option National, le seul parti qui s’engage à mettre le Québec sur la voie de l’indépendance ?

AdrienPouliot_ovaleÀ mes amis fédéralistes, ne croyez-vous pas que nous avons assez souffert de l’image négative de corruption du PLQ pour enfin décider de voter pour l’Équipe Adrien Pouliot, parti Conservateur du Québec ?

Certes, ni ON, ni le PCQ ne prendront le pouvoir le 7 avril prochain, mais il serait grandement temps que nous leur donnions la capacité de devenir une alternative crédible à nos blanc bonnet – bonnet blanc des 40 dernières années.

Si les 40% qui ne votent pas, décidaient de se lever demain matin, enfin nous pourrions aspirer à voir nous représenter des élus qui prendront en considération le message des électeurs.

Le pouvoir est à nous!

Où sont nos médecins, si le PCQ avait les bonnes solutions ?

15 mars 2014 par

La santé est un enjeu très important dans notre comté. Sachant que la moyenne d’âge de nos citoyens est en moyenne 7 ans supérieur à l’ensemble du Québec 1 et qu’en 2031, notre MRC sera la plus âgé de la Montérégie. Il est évident que nous pouvons faire l’équation population qui vieillit nécessite plus de soin de santé!

Vous souvenez-vous de nos 10 nouveaux médecins pour les gens de la région de Sorel-Tracy? Une annonce faite le 13 juin dernier, surtout une annonce dont Élaine Zakaib s’accaparait le mérite alors que plusieurs savent que le mérite devrait aller aux intervenants du milieu. Honnêtement, j’étais comme plusieurs emballé de cette nouvelle, alors que des milliers de personnes n’ont pas de médecin de famille dans notre région.

medecin-1

Or selon le Sorel-Tracy express2, environ 1600 personnes ont eu accès à un médecin de famille. Il y a environ 5000 personnes sur la liste d’attentes pour obtenir un médecin de famille. Nous parlons ici d’un guichet d’accès où les citoyens en recherche d’un médecin doivent s’inscrire. Il serait cependant permis de croire que beaucoup plus de personne dans la région n’ont pas accès à un médecin de famille puisque seulement 45 % des citoyens en avaient un avant la mise en place dudit guichet3.

Depuis 15 ans nous avons triplé le budget alloué à la santé, nous en sommes à plus de 30milliard par année. La capacité de payer de plusieurs citoyens du Québec est atteinte, mais comment améliorer la situation, que pourrions nous faire pour améliorer notre situation sans pour autant faire payer l’ensemble des citoyens ?

Le PCQ propose plusieurs idées dont:

Le décloisonnement

Il sera possible pour les médecins de travailler dans le privé sans qu’ils soient obligés de se désaffilier de la RAMQ et du régime public. Ce décloisonnement se réalisera selon certaines conditions pour assurer que le système public ne soit pas dépouillé de ses ressources actuelles.

Contrairement à l’opinion reçue, il y a des ressources disponibles inutilisées qui peuvent desservir le volet privé sans affecter le volet public. Par exemple, on estimait en 2008 que plus de la moitié (51%) des médecins spécialistes étaient prêts à travailler 4 heures par semaine dans le secteur privé; cela, tout en souhaitant que le gouvernement impose un minimum de 35 heures de travail dans le secteur public avant d’offrir des heures dans le secteur privé.

Ainsi, un médecin qui offrira ses services au privé, sera d’abord obligé de faire un minimum au public. Présentement la régie refuse qu’un médecin puisse pratiquer dans les deux systèmes, ce qui offre au plus riche accès à plus de médecins que les autres !

Pour voir les autres solutions santé proposées par le PCQ http://particonservateurquebec.org/sante/

Il y a plusieurs autres mesures dans le programme du PCQ, mais pour réussir à changer les choses dans notre système de santé, il faudra d’abord accepter de remettre en question avec lucidité notre système défaillant. Un jour ou l’autre nous devrons accepter de faire des concessions, voulons attendre de ne pas avoir de choix !

Le 7 avril prochain, on peut continuer à faire encore un peu de ce qui ne fonctionne plus, ou on peut regarder les alternatives qui s’offrent à nous avec objectivité.

Moi je choisi de faire changement !

Source

1-http://www.sorel-tracyexpress.ca/Communaute/2013-03-07/article-3194944/La-MRC-preoccupee-par-le-vieillissement-de-sa-population/1

2-http://www.sorel-tracyexpress.ca/Actualites/2013-11-19/article-3486725/5000-patients-en-attente-dun-medecin-de-famille/1

3-http://www.sorel-tracyexpress.ca/Actualites/2013-11-20/article-3486744/Quen-est-il-des-patients-qui-attendent%3F/1

 

Pourquoi l’Équipe Adrien Pouliot – Parti conservateur du Québec

12 mars 2014 par

tagL’Équipe Adrien Pouliot, Parti Conservateur du Québec (PCQ) n’est pas un parti très connu  par les électeurs. Un nouveau parti, mené par d’anciens Adéquistes qui ne se sont pas reconnu dans l’appel de la CAQ. Il y a 1 mois, je me sentais orphelin politique, et j’ai donc décidé de voir les alternatives qui s’offraient à moi et à l’ensemble des électeurs du Québec.

Mes motivations politiques

En 1998, j’ai été le premier candidat a défendre les couleurs de l’ADQ dans le comté Richelieu. Je croyais peu en mes chances de gagner, mais je trouvais essentiel de défendre les idées du Parti.

J’avais alors 27 ans, j’étais un peu naïf, et j’avais beaucoup à apprendre. Je ne me situais même pas à gauche ou à droite, mais ce qui m’avait interpellé c’était le discours concernant la dette.

Un calcul simple, plus la population active approche l’âge de la retraite, moins il restera de gens pour travailler. Moins de travailleur, moins de revenus pour l’état mais explosion des coûts de santé pour desservir une population donc l’espérance de vie augmente continuellement. Sans compter le fardeau que l’état Québécois se verrait dans l’obligation d’affronter pour les fonds de pension, et de même pour plusieurs entreprise privé.

Le pont entre les générations ne semblait pas vouloir se faire, mon fils alors âgé de 2 ans avait un avenir devant lui, mais lequel, je voulais travailler à lui offrir ce qu’il y avait de mieux.

Malheureusement, depuis ce temps, nous avons refusé de prendre la situation de front, nous avons préféré repousser à plus tard. Malgré la loi du déficit zéro, la dette augmente sans arrêt, non seulement nous sommes incapable de payer la dette, nous sommes même incapable d’arrêter d’en mettre sur le compte.

À ce moment, en 1998, la dette frôlait les 100 milliard. Un chiffre démesuré! Juste pour le plaisir avez-vous déjà compté le nombre de 0 dans 100 milliard!! (Onze zéros) Depuis ce temps elle à plus que doublé, se chiffrant maintenant à plus de 260 milliard!

La situation de notre dette ne c’est pas vraiment amélioré. Vous trouverez des gens pour vous dire que nous ne sommes pas trop mal placé puisque le pourcentage de la dette face à notre PIB réduit, ce serait comme dire, c’est pas grave que je rajoute de l’argent sur ma carte de crédit, puisque mon salaire augmente! Mais même si le ratio de ma dette change, je ne suis pas plus riche et je devrai un jour ou l’autre faire face à mon obligation.

Un constat inquiétant

Il est temps de donner un grand coup avant qu’il soit trop tard, selon le site de l’institut de la statistique du Québec, il est évident que nous serons de moins en moins nombreux pour supporter le budget du Québec. Les obligations augmentent sans cesse, mais le tableau ci-dessous démontre clairement que nos enfants, les moins de 25 ans, seront très peu nombreux pour faire face au choc démographique que nous subirons inévitablement dans le prochain quart de siècle!

repartition

Pire encore, le nombre de citoyen augmente moins vite au Québec que pour le reste du Canada, ce qui nous rend beaucoup moins attirant pour des immigrants potentiels

croissance 30-13

Si nous voulons corriger la situation, il faut alléger les obligations des citoyens. Il faut surtout faire du Québec une nation prospère et invitante pour des promoteurs, investisseurs, développeurs, des créateurs d’emplois des générateur de richesse.

 

 

Les solutions de droite et du PCQ

Je vous recommande de lire l’ensemble du programme du PCQ. Moi c’est au niveau des valeurs que j’adhère sans hésiter. Je crois que le gouvernement s’impose à beaucoup trop d’endroit dans nos vies.  Pour le PCQ, il est essentiel de bien définir le rôle de l’état, les rôles essentiels que l’état doit jouer

« Le rôle du gouvernement est essentiel mais nous ne croyons pas que l’étatisme soit une solution universelle à tous les problèmes. La mission principale de l’État est de protéger les droits et libertés individuels, administrer la justice civile, criminelle et pénale, investir dans les infrastructures publiques, intervenir en cas de catastrophe naturelle et créer les conditions propices pour que les citoyens puissent s’épanouir et exercer leurs talents. L’État et la charité privée viennent en aide aux citoyens les plus démunis qui sont incapables de subvenir à leurs besoins. L’aide gouvernementale est alors bien ciblée et axée vers un retour graduel à l’autonomie lorsque cela est possible. Les institutions de la société civile, telles la famille et les organisations caritatives (religieuses ou séculières), communautaires ou coopératives, sont généralement mieux placées que l’État et ses règles bureaucratiques pour venir en aide aux membres de la société qui sont dans le besoin."

Je souhaite prendre une part active à l’éclosion du PCQ à travers le Québec. Il faut que les idées du parti soient présentées à l’ensemble des électeurs. Si cette fois ce sont 500 personnes qui prennent le temps de lire et d’adhérer ce sera 500 de plus, des personnes qui à leur tour deviendront des ambassadeurs.

Développer un parti politique fort pour construire le Québec de demain, ce n’est pas un sprint où on saupoudre des millions de cadeau à quelques jours d’une élection pour acheter les électeurs. C’est au contraire, travailler jour après jour, sans relâche, pour gagner la confiance des citoyens qui constateront des résultats concrets par notre travail acharné.

 

Je travaillerai pour une alternative.

9 mars 2014 par

La semaine dernière, j’ai offert un texte ou je présentais deux alternatives aux partis traditionnels. En électeur consciencieux, j’ai pris le temps d’aller lire les programmes, de voir ce que les deux nous offraient.

J’ai aussi pris quelques minutes pour remplir la boussole :
http://ici.radio-canada.ca/sujet/elections-quebec-2014/2014/02/11/001-boussole-electorale-quebec-2014.shtml

AdrienPouliot_ovaleAprès lecture et réflexion, c’est dans le programme de l’Équipe de Adrien Pouliot que je me suis retrouvé le plus. Il faut être réaliste et reconnaître qu’aucune organisation politique ne répondra à 100% à nos objectifs. Mais avec un certain recul, il y a des équipes où on se retrouve de façon plus naturelle.

C’est pourquoi j’ai contacté la semaine dernière l’Équipe Adrien Pouliot afin d’offrir de m’impliquer dans le comté de Richelieu. Comme lors de ma candidature en 1998, alors pour l’ADQ,  il faut savoir que nous ne gagnerons peut-être pas cette fois ci. Mais nous ne sommes pas dans un sprint, mais bien un marathon. Déjà en assurant une présence pour la droite, nous aurons atteint un premier but.

La démocratie fait qu’il y aura toujours 1 seul gagnant ce qui ne veut pas dire que les autres ne doivent pas être là, au contraire! Quand « les autres » peuvent prétendre a représenter une alternative, ils ont de facto une oreille tendu à ce qu’ils veulent dire.

Dans  les prochains jours, j’ai confiance que Richelieu aura un porte parole de la droite, une personne qui habite le comté, un personne qui se présente pour ses convictions et non parce qu’elles ont un jour peut-être été partie d’un DEAL avec la FTQ derrière une porte fermée.

Si nous voulons des élus qui nous ressemblent, il faudrait peut-être justement décider de travailler avec les candidats qui comprennent et qui vivent les réalités du milieu. Je fais ici une parenthèse et je salue M. Jean-François Tremblay, un gars aussi de chez nous qui lui aussi a décidé de défendre ses convictions! C’est ça la politique, c’est se battre pour nos convictions!

La recette de la droite est-elle sans reproche? Est-ce que la droite détient le monopole de la vérité ? En politique, ce monopole n’appartient pas à personne, aucun programme ne séduira toute la population, mais il faut avoir la chance de faire nous-mêmes le choix qui nous appel.

Le mien est fait, et vous ?

Parce que nous avons des alternatives

1 mars 2014 par

Pour un débat ON-PCQ
débat

Depuis quelques semaines, les promesses ont commencé à pleuvoir! Le PQ croit encore, probablement avec raison, que de donner l’argent qu’on n’a pas en endettant la prochaine génération est payant politiquement.  Je crois d’ailleurs que trop de gens croient encore que nous avons les moyens!

Oui je sais, c’était un peu éditorialiste comme commentaire, mais quoi qu’il en soit, mon but en reprenant aujourd’hui mon blogue est de proposer aux médias de parler des alternatives. Nous avons au Québec des partis politiques disons émergents. Je pense à Option Nationale (ON), au Parti Conservateur du Québec (PCQ) qui n’ont présentement peu de tribune à Québec car ils n’ont pas d’élu.

ZanettiDepuis l’arrivée à la tête du parti de Sol Zanetti, Option Nationale est loin d’obtenir la visibilité que lui procurait M. Aussant peu connu dans le public en général, M. Zenetti n’a pas eu la chance encore de montrer à quel point il a la capacité de chausser les souliers de Jean-Martin Aussant.

pouliotAdrien Pouliot, chef du PCQ, au CV très intéressant ne reçoit pas non plus la visibilité qu’il devrait avoir. À mes yeux, ce PCQ qui n’a pas vraiment un nom racoleur au Québec, représente mieux ce qu’a été l’alternative adéquiste que la CAQ.

Mon but n’est pas de porter un jugement de valeur sur nos les partis représentés à Québec, mais bien de montrer que nous avons des alternatives. Si nous sommes assez nombreux, peut-être pourrons-nous convaincre un réseau de tenir un débat entre ces deux alternatives, et par la suite le diffuser sur les médias sociaux afin de permettre à un maximum de gens de le voir et e l’entendre.

Est-ce que les gens du PCQ et de ON seront assez nombreux pour réclamer cette discussion entre les deux chefs de parti, afin qu’on puisse enfin dire qu’au Québec on a le choix et que les partis sont pas tous pareils!

La dernière fois où je l’entendis chanter

25 décembre 2013 par

L’été dernier, alors que je copiais des souvenirs vidéo VHS sur DVD, je suis retombé sur ce Noël de 1982. C’est en l’écoutant que je réalisai que je ne me souvenais pas vraiment de ce moment magique. j’avais alors seulement 11 ans.

Mon grand-père pendant plusieurs années fut directeur d’une chorale à Drummondville. Au décès de ma grand-mère, considérant qu’il était vieillissant, il dut se résoudre à venir vivre à Sorel, chez son fils, chez nous. À Sorel, il ne connaissait pas personne, sinon que sa famille. ses journées devaient être longues, mais j’ai énormément appris en le côtoyant, il était fier de sa famille. J’aime à croire qu’il éprouvait une certaine fierté malgré tout à voir grandir ses petits-enfants à ses côtés.

En 1982, voulant lui faire revivre un Noël musical, mes parents avaient organisé un grand réveillon. Je n’ai pas beaucoup de souvenir de la soirée, mais la vidéo que je regarde de temps à autre précise les quelques souvenirs qui étaient bien enfouis au fond de ma mémoire. Quelques jours avant cette soirée, nous avions déballé les cadeaux. Nous lui avions donné un joli peignoir aux couleurs vives qui lui donnait une apparence de santé éclatante.

Dans les jours qui suivirent, lors de cette soirée musicale, bien sûr, il était âgé, il n’était pas debout à se promener entre les gens, mais plutôt bien calme assis à son fauteuil, portant le peignoir que nous lui avions offert. Les invités, qui étaient présents, se relayaient à tour de rôle pour chanter des airs connus et des chants chorals. Les Minuits! Chrétiens!, Noël à Jérusalem,à mon père, Adeste fideles, se succédaient sans pause.

Mon grand-père était par moment souriant, mais demeurait surtout un spectateur attentif. On le voyait ému, mais surtout d’une grande retenue. Et vint ce moment magique, ce moment où les gens présents commencèrent à chanter cet air que tous connaissent, Amis, partons sans bruit, la pêche sera bonne. Cette chanson, bien que pas vraiment de Noël, c’était la sienne. De sa voix tremblante, il commença doucement à fredonner et se laisser emporter par la mélodie. Ça semblait lui demander beaucoup. Il ne chantait plus très souvent, mais quand arriva le refrain Partons, la mer est belle, embarquons-nous pêcheurs., il souriait. Il semblait tellement heureux de chanter avec nous. Sur la vidéo, les invités chantaient de moins en moins fort et laissaient vraiment la place à mon grand-père afin que, comme moi, ils puissent tous l’entendre chanter.

Dans cette vidéo, il y a tant de souvenirs. Mes grands-parents maternels qui se rapprochaient tous les deux se serrant dans leurs bras pour chanter ensemble. Tous avec plus ou moins de succès chantaient ces airs que nous avons tous un jour ou l’autre fredonnés. Mais le moment magique où mon grand-père chanta fut particulier.

Avec le recul, je réalise que c’est probablement la dernière fois que je l’ai entendu chanter. Cette vidéo de Noël que je conserve précieusement, je pense que je n’y apparais même pas, mais ce souvenir de voir mon grand-père chanter est quelque chose de très précieux, car ce fut son dernier Noël, et surtout la dernière fois où je l’entendis chanter.

Patrick Gauthier

Sorel-Tracy

375 personnes

8 novembre 2013 par

Mon  idée pour le 375ième

Pendant la dernière campagne électorale, j’ai beaucoup lu, comme mon collègue de la « blogosphère » Jocelyn Daneau,  j’étais d’accord que le 375ième n’était pas un enjeu électoral. Par contre, ce moment phare de notre histoire me semble quand même un tremplin essentiel pour éveiller un sentiment de fierté dans la population.

La fierté est selon moi la première chose que nous devrions cultiver. Si nous voulons faire que Sorel-Tracy retrouve une image plus positive, ce n’est pas que le travail du maire ou de tous élus mais bien celui de l’ensemble de la population. Il faut accepter de dire les choses telles qu’elles sont, tout en reconnaissant qu’ensemble nous pouvons les améliorer.

Depuis des années Sorel-Tracy c’est retrouvée sur la place publique trop souvent pour les mauvaises raisons. Que ce soit, la ville des Hells, que ce soit grâce à Infoman, que ce soit ou pour toutes autres raisons, il est clair que nous sommes plus reconnus par ces mauvaises raisons que par les forces que nous avons.

Nous pouvons être des leaders dans bien des domaines. Il y en a un, où il est impossible de perdre notre position, c’est sur notre âge! Il faut capitaliser des fois sur une valeur sure, alors ça, on sait que ça ne changera pas, nous serons toujours une des plus vieilles villes du Canada!

Un tremplin

Nous pouvons être fiers de notre histoire, de notre ville, de nos pères qui en ont fait une ville qui pourrait être si enviable! Notre position géographique, notre histoire, nos industries, nos bâtiments, et surtout l’ensemble des citoyens qui ont construit ce que nous appelons aujourd’hui Sorel-Tracy.

logo-375Pour souligner nos 375 ans, c’est pour et par les citoyens que j’aimerais le faire, plusieurs personnes au fil des ans se sont démarquées, nous pouvons bien sur parler de nos politiciens, mais nous devons aussi souligner l’apport important de gens qui peuvent faire notre fierté. Des membres de nos familles qui à leurs façon ont fait resplendir Sorel-Tracy en dehors de ses limites.

Nous avons des sportifs, des politiciens, des artistes, qui se sont démarqués, nous avons aussi des gens qui par leurs implications ont aussi aider à faire de Sorel-Tracy un endroit solidaire

Yves Allard, candidat au district Bourgchemin lors des dernières élections municipales, proposait de faire « L’allée des célébrités » Une idée qui rejoint tout à fait celle que j’ai en tête. Pourquoi ne pas prendre pour le 375ième l’élan qu’il faut pour faire de Sorel-Tracy une ville qui se démarquera par la valeur de son histoire, et par les gens qui ont marqué cette histoire!

Pourquoi appeler notre ville Sorel-Tracy, d’où vient Sorel, d’où vient Tracy, ce sont des histoires que nous avons tous appris un jour où l’autre. Mais il y a eu aussi des moments importants. Imaginons que tous les mois à compter de 2014, nous puissions rendre hommage à des gens, dévoiler des plaques commémoratives à des endroits stratégiques et que d’ici décembre 2017, nous puissions identifier 375 personnes de qui Sorel-Tracy peut être fier, des gens qui sont nos pères, nos aïeuls, ou des gens qui sont toujours bien vivant et qui font resplendir Sorel-Tracy partout, pensons aussi à ceux qui ont donné des années aux citoyens de le Ville.

J’ai plein de nom en tête de gens qui ont marqué à leurs façon notre histoire, alors pourquoi en plus ne pas créer une « maison de la fierté Soreloise »  ?

Pour notre 375 ième il sera grand temps de nous démarquer, alors commençons par souligner l’effort et la réussite de ceux qui se sont démarqués depuis 375 ans. À qui pensez-vous ?

Loin de moi l’idée de favoriser qui que ce soit, mais moi je pense à Robert Fiset, Georges Isidore Barthe, Sœur Cournoyer, Walter Boudreau, Fernand Lefebvre, les Simard, Sheppard, et tellement d’autres, allons-y il y a 375  places si on vise un nom par année de notre histoire, à qui pensez-vous ?

Réflexion du matin

4 novembre 2013 par

(Sorel-Tracy, le 4 novembre 2013) Vox Populi Vox Dei, le jour où j’ai décidé de me présenter aux élections, j’avais un peu l’impression de le faire par devoir. Je mets beaucoup de temps à commenter l’actualité politique, et je pense que je devais aller aussi mettre mon nom sur le poteau pour assumer mes positions.

Bien sûr, lors d’une campagne électorale, on est dans un feu roulant d’action, le temps passe rapidement, on rencontre des gens, on découvre des choses sous un regard différent. Mon dernier mois de campagne je l’ai vécu avec passion. Non pas celle d’une personne voulant absolument gagner, mais celle d’une personne qui offrait une alternative aux gens de son quartier, comme les 5 autres candidats, je voulais faire un peu plus pour le district où nous vivons.

J’en sors gagnant, gagnant d’avoir mené une bataille propre et constructive, gagnant parce que j’ai connu 3 femmes d’un courage exemplaire, Mesdames Cartier Gagnon, Lefebvre et Martel, je me sens aujourd’hui plus riche de trois amitiés, nous avons, particulièrement pendant la journée d’hier, appris à nous connaître, et pour ma part, je ne vous perçois pas comme des adversaires, mais bien comme des citoyennes qui comme moi voulaient que des choses changes. Pour M. Boisvert, je ne vous oublie pas, mais nous n’avons pas eu la chance d’échanger pendant la campagne. Monsieur Potvin, je vous félicite de cette victoire, vous nous avez dit hier que c’était votre dernier mandat, je vous dis savourez le pleinement, et travaillez à faire que Sorel-Tracy puisse reprendre sa position de leader au travers le Québec

Je ne peux m’empêcher d’être amer du résultat, il y a pour moi des choses incompréhensibles. Les prochaines semaines représenteront un lourd défi pour le prochain conseil, je voie dans plusieurs résultats des défis qui devront être surmontés.

-       La population a choisi d’élire le candidat à la Mairie qui voulait régler à l’amiable le dossier SDD-Conporec, et lui adjoignant tous ceux qui avaient voté contre se règlements à l’amiable.

-       La population préoccupée par le taux de taxation a choisi d’ignorer les candidats qui avaient pris des engagements concrets à régler cette situation.

Des questions au lendemain de ce résultat, j’en ai beaucoup, et c’est dans ma nature de soulever les questions afin que tous ensemble nous puissions en discuter. Je vais donc continuer à écrire de façon régulière, et à suivre avec attention l’avenir de ma ville, NOTRE VILLE.

Encore une fois, félicitation à tous ceux qui ont eu le courage de défendre leurs idées et leurs convictions, bravo aux gagnants, soyez à la hauteur de ce que Sorel-Tracy mérite!

 

Une ère nouvelle

2 septembre 2012 par

DOSSIER DU MARCHÉ RICHELIEU – 28 Rue Roi

Action citoyenne, démocratie, information, dialogue, voici quelques termes qui sont de plus en plus au cœur de notre système politique. Le respect des idées doit se retrouver au cœur des discussions si nous voulons finir par avancer.

Pour moi, dans les critères de ma réflexion m’ayant mené à la demande d’un référendum, ces valeurs étaient omniprésentes.

Devons-nous être pour ou contre la réfection du marché? Ce n’est pas là le principal enjeu. Au contraire, des gens d’affaire, de culture, des milieux communautaires, travailleurs, ont décidé de dire haut et fort aux élus ce qu’ils souhaitaient prenant ainsi part à la vie et l’évolution de notre ville.

Peuvent-ils être apolitiques? Ce serait ridicule de le prétendre alors qu’ils s’impliquent directement dans un dossier très politisé, il faut faire la différence entre citoyens non-élu et apolitique!

Le 17 juillet dernier, messieurs Bibeau, Lemieux et Potvin se sont positionnés contre le projet de réfection du marché, pour des raisons qui leur appartiennent. Dans le même temps, ils ont informé les gens qu’il était de leur droit de réclamer un référendum en signant le registre afin que le règlement d’emprunt visant la rénovation du Marché Richelieu et la Salle Georges Codling puisse faire l’objet d’un scrutin référendaire.

Dans un même souci de démocratie, un Comité de Citoyens pour un référendum a déposé une pétition de plus de 1500 personnes demandant justement que se tienne ce référendum, pétition que j’ai fièrement signée.

Il est essentiel que tous les citoyens puissent être informés adéquatement et soient parfaitement conscients de ce que représente un investissement de 8 millions au cœur du centre-ville. Il faut que les discussions puissent se faire, que des séances d’informations soient tenues, avec les pours et les contres. La pyramide décisionnelle se doit d’être inversée afin que tous aient une opportunité égale de dire aux membres du conseil « Voici ce que nous voulons pour notre développement »

De voir par le biais des médias un élu du conseil reprocher à un membre d’un regroupement de citoyens de s’exprimer personnellement en faveur de la rénovation est à mes yeux de la vieille politique. De voir un élu, lors de l’assemblée publique reprocher à un regroupement de citoyens d’accueillir des gens qui pourraient un jour aspirer à des vues politiques me semble plus que limitatif et tout aussi injustifié que de reprocher à un élu de vouloir faire sa prochaine campagne électorale sur le dos d’un projet d’avancement pour notre région.

J’aimerais donc que la discussion puisse se faire dans le respect de chacun et des opinions de chacun et des valeurs de l’ensemble des gens de la communauté.

Des séances d’informations, des rassemblements publics, des opinions médiatisées rempliront les prochaines semaines de notre actualité municipale. Il est saint de voir des citoyens agir en ce sens et espérons que l’ensemble des élus aussi agiront avec cette même ouverture. Je ne voudrais plus de cette vieille politique menant à l’insulte et aux injures qui ne peuvent rien apporter de bien constructif. À titre de citoyen, je souhaite seulement pouvoir me prononcer.

Patrick Gauthier
Citoyen de Sorel-Tracy

Le marché, l’enjeu d’une génération!

30 juillet 2012 par

Avant d’écrire le titre de mon texte, j’ai été hésitant, est-ce que vraiment la réfection d’une salle de spectacle et la rénovation d’un bâtiment sont l’enjeu d’une génération?

Sur ce simple point de vue, la réponse serait non, mais avec un recul il est clair qu’il semble y avoir un sérieux débat à faire, un débat dans lequel les arguments proviennent du passé et surtout une décision à prendre qui aura un impact sur notre futur.

Depuis la signature du registre demandant la tenue d’un référendum, toutes personnes qui s’intéressent de près ou de loin à notre développement municipal auront entendu des arguments pour ou contre ce projet. C’est sur ce fait que je me base pour en venir à parler de l’enjeu d’une génération.

Les opposants parleront de la dernière réfection du Marché qui ne s’est pas déroulée comme les responsables l’avaient prévue à l’époque, ils parleront aussi du compte de taxe et de la dette de la ville.

Les sympathisants eux nous parleront du montant en jeu, de la protection de notre patrimoine, de la volonté de développement culturel, d’un investissement majeur jamais vu dans le cœur de notre ville. Sans compter la participation des autres paliers gouvernementaux.

Les deux visions, pour et contre, ont des arguments à faire valoir, mais les subventions sur la table n’attendront pas, il est essentiel de ne pas laisser passer une aussi belle opportunité, sans avoir d’abord consulté l’ensemble des citoyens.

Que ferons-nous du Marché si nous décidons de ne pas aller de l’avant, c’est aussi la question que nous devrons nous poser, et peu importe la réponse, combien cela coutera-t-il?

Ne serait-ce que pour permettre à l’ensemble des citoyens de pouvoir peser cette réflexion, il nous faut le référendum. Il y va de l’avenir du centre-ville considérant l’ampleur des sommes en jeu, et il y a va d’un signal clair de ce que nous souhaitons comme développement de notre municipalité, car cette décision dépassera les générations.

Le 20 août prochain, il faut que nos élus décident de nous offrir un référendum, à compter du 20 août prochain, il faudra que l’ensemble des citoyens décide dans le respect des opinions d’analyser avec objectivité le projet qui est sur la table et son impact pour les années à venir. C’est une discussion qui devra avoir lieu avec les gens de tous âges, de toutes générations et de toutes sphères. Il faudra que cette réflexion se fasse en laissant de côté des divergences afin que le bénéfice de la région soit au cœur de notre décision.

Patrick Gauthier
Citoyen de Sorel-Tracy


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