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Et que voulez faire ?

21 mai 2012

« La loi au Québec ne doit pas toujours être respectée surtout si elle est immorale » c’est en bref ce que certains peuvent penser.

Les lois qui existaient avant l’adoption de la loi 78 auraient pu permettre de mettre fin à la situation de violence. Mais le gouvernement par l’entremise des directions de collège n’a jamais réussi à faire appliquer les décisions des tribunaux.

Plus de lois ne donnent pas nécessairement plus de justice, mais que faire lorsque la justice n’est plus respectée? Devons-nous avoir une justice plus clémente pour laisser le peuple s’exprimer ou une justice plus stricte qui protège la majorité des citoyens pris en otage par des groupuscules qui se servent du mouvement étudiant pour agir violemment et sans respect de l’autorité.

Il ne faut pas se tromper, ce n’est pas seulement un mouvement étudiant que nous avons devant nous, mais bien un message confus contre tout ce qui vous tente.

Que devrions-nous faire pour régler la situation ?

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Qui doit payer l’hypothèque?

1 mars 2010

Une hypothèque sur le futur du Québec (2ième partie)

La semaine passée, j’ai présenté un texte en réaction au « Pacte pour le financement concurrentiel de nos universités ». Pour ceux qui n’ont pas lu le texte, je soulignais que j’étais en accord avec la hausse des frais de scolarités mais que je trouvais déplorable que ce soit le plan « A » pour rétablir le financement de nos établissements scolaires.

Or une des premières choses qui me dérangeait dans cette proposition c’était de voir qui signaient. En résumé, il s’agissait soit d’anciens politiciens qui n’avaient jamais eu le courage de mettre en place des mesures qui auraient évitées la situation actuelle, ou des anciens étudiants qui ont bénéficié des accès aux études il y a quelques années. Pire dans le cas de Mme Jérôme-Forget et de M. Audet c’était eux-mêmes les ministres des finances il n’y a que quelques mois! Cette même madame Jérôme-Forget qui nous disait « avoir la sacoche ben pleine ».

« Lumière » crient-ils tous ensemble, « Nous voyons maintenant clair, notre société a de graves difficultés financières alors continuons de faire payer ceux qui vont nous suivre »  C’est ainsi que j’ai reçu leur message, et j’imagine que pour au moins les étudiants actuels c’est un peu la même chose!

UN CONSTAT (ou je suis d’accord avec les signataires)
Il manque d’argent, notre système scolaire est sous-financé

LES SOLUTIONS (Là il y a divergence!)
Trouver de l’argent, mais est-ce que l’argent est toujours la solution, et surtout est-ce la seule solution?

Bien que je sois en accord avec le fait que nos Universités sont sous-financées, il est à mes yeux illogiques de séparer dans la solution l’ensemble du système scolaire. Les ressources manquent cruellement dans nos écoles primaires et secondaires, les formations du collégiales ne sont peut-être pas suffisamment mise en valeur. La bureaucratie malsaine et nettement exagérée frôlant l’obsession maladive du Ministère de l’éducation devrait être aussi revue. À preuve, les résultats ne sont pas là, nous ne devons pas perdre de vue que 50% de nos garçons ne terminent même pas leurs secondaire! Il faudrait peut-être penser à faire le ménage avant de demander plus d’argent.

Revenons au pacte qui demande au Gouvernement du Québec un engagement ferme à maintenir le niveau actuel de financement public en termes réels. Le pacte propose aussi que les universités consacrent 30% des revenus supplémentaires à des bourses substantielles aux candidats méritants. Rappelons-nous aussi, que pour les signataires du pacte, « notre prospérité collective repose sur notre capacité à utiliser le savoir avec créativité, à innover et à ajouter de la valeur »

C’est à mes yeux, là que les demandes me semblent illogiques;

Pourquoi si nous parlons de « prospérité collective » devrions-nous imposer le fardeau du rattrapage à la génération qui demain aura déjà sur le dos la dette que nous leurs auront léguée et les obligations grandissantes d’une société vieillissante.

Pire encore, et c’est une donnée qu’on semble oublier, rappelons que les nouveaux rôles d’évaluation foncière, qui entraient en vigueur en 2007, comprenaient de fortes hausses des valeurs foncières résidentielles. Or, le montant de taxes scolaires à payer pour un contribuable est fonction de la valeur de sa résidence. Au taux actuel de 35 ¢ pour 100 $ d’évaluation, le nouveau rôle entraînera une augmentation majeure du fardeau fiscal pour de nombreux contribuables.

Jean-Marc Fournier qui était à l’époque ministre de l’Éducation du Loisir et du Sport, avait refusé de réduire le taux de la taxe scolaire. Il avait simplement permis de répartir la hausse sur trois ans. Selon l’UMQ, si l’évolutions moyenne des valeurs foncières demeurait là même pour les années à venir, le gouvernement irait chercher 321 millions de plus dans les poches des citoyens !

Et en conclusion, concernant les bourses, en donnant aux universités le pouvoir de gérer, de nouveaux programmes de bourses, nous ne faisons qu’alourdir le processus d’aide financière pour les étudiants, puisqu’il risquera directement de ne plus y avoir de règles d’attributions uniformes !

Bien entendu au delà des critiques, il faut aussi se souvenir qu’il y a quand même un manque de financement à régler. Par ce fait, dans la troisième et dernière partie de ce texte j’envisage proposer des solutions. D’ici là, vous en avez aussi ?