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Formation pour critique en spectacle

21 mai 2010

Dernièrement, un collègue de la blogosphère tentait de jouer les critiques en théâtre.Visiblement, il serait temps qu’il apprenne à regarder le spectacle pour le critiquer. Il me rappelait ces gens de la go-gauche d’une certaine émission télé qui se permettaient de critiquer un livre sans l’avoir lu ou d’autres de la radio d’état qu’il avait pourtant lui-même dénoncé! Bref, voici donc une petite formation en spectacle.

La biographie :

Il y a presque un an, Sylvie Roy, alors chef par intérim de l’ADQ, avait invité tous les partis d’opposition à se joindre à l’ADQ afin de dénoncer le PLQ. Depuis ce temps les faits lui ont donné raison : il est clair qu’il y a beaucoup faits troublant dans la gestion du Québec par le Parti Libéral. L’absence de direction, l’entêtement à ne pas faire de commission d’enquête sur la construction en sont des exemples. Des apparences tellement troublantes que, même hier, Jean Charest a décidé de renoncer à 75,000$ de salaire qui lui était versé par son parti. Il y a un véritable inconfort.

La fiction :

Voyant là une belle façon de se donner le beau rôle, Pauline Marois a décidé d’orienter les actions de son parti vers la dénonciation des cas douteux. L’acharnement dans le dossier Tomassi a bien démontré que le travail d’un parti d’opposition était utile, et pouvait faire la lumière sur des faits. À ce titre, le travail de François Bonnardel cette semaine montre bien que l’ADQ peut aussi accomplir un excellent travail pour dénoncer les cas de gestion douteuse.

Dans le cas de Mme Marois, sa victoire dans le cas Tomassi lui a donné des ailes. Pendant tout un week-end elle a proposé à son parti de faire un virage plus à droite, et s’est engagée à la première occasion à renverser le PLQ afin de diriger le Québec. Mais son parti a refusé le virage, bien qu’ils aient tous soif de pouvoir dans la cour de la « reine » Pauline, ils refusent tous d’offrir de nouvelles alternatives pour la gestion.

Rien n’y fait pour Pauline : on continue, le parti suivra, on pourra défaire le gouvernement et surtout, les spécialistes en image entourant Pauline continuent de jouer cette carte en la montrant comme une chef forte capable de défier Jean Charest

Le drame fantastique :

Pour que ce soit crédible, il fallait y aller d’un coup d’éclat. Des élections peuvent se tenir et Marc Picard déclare : « Je n’ai aucun problème à aller en élection demain matin » .Amir Khadir ajoute : « S’il y a une opportunité à saisir, à un moment où à un autre, sur le plan législatif, sur le plan procédure pour bloquer carrément ou faire tomber le gouvernement, Québec solidaire serait ravi. On n’a aucune peur d’aller devant l’électorat ».

Avec de pareilles déclarations, quoi de mieux que de faire un beau film avec séance photo montrant Pauline forte rassemblant autour d’elle M. Khadir, M. Caire, M. Picard.

Le problème c’est que ce n’est pas crédible. Mme Marois est elle-même se retrouve à la tête d’un parti qui ne lave pas très blanc, pour lequel il y a aussi des apparences douteuses de son époque au pouvoir. 

Le roman d’amour :

Afin de bien démontrer le pouvoir de Pauline, il faut une bonne mise en scène et la placer au côté de marionnettes qui la montreront forte. Quoi de mieux que de montrer que les candidats indépendants pourraient donner raison à des partis souverainistes.

Bien que ça relève de la fiction, c’était vraiment « cute » à voir, et ça pouvait presque nous tirer une larme de voir. M. Caire en recueillement aussi spirituel. Ça en dit long sur le confort qu’il ressent d’être présent aux côtés d’une chef qui représente exactement le contraire des valeurs politiques que lui-même à toujours défendu.

Le drame historique :

Dans les prochains jours la motion sera déposée et, comme de raison, elle n’aboutira pas à de nouvelles élections, heureusement! Mais elle montrera encore Pauline Marois à la tête d’une coalition rassemblant des fidèles serviteurs, et les gens retiendront qu’elle est peut-être la femme qui pourrait rassembler les gens, à preuve certains ont trahi leurs valeurs pour se montrer à ses côtés.

Heureusement, messieurs Caire et Picard vous avez encore des collègues à l’Assemblée nationale qui ont encore une colonne et qui ne cherchent pas de l’image, mais qui défendent des convictions. Non pas la conviction de renverser un gouvernement, mais bien de faire fonctionner les gouvernements démocratiquement élus, en demandant que la lumière soit faite sur la gestion, mais pas au prix de renoncer à des valeurs qui font qu’ils sont aujourd’hui député.

À bien noter dans votre cours

Il n’était pas nécessaire de se racoler à des vampires de pouvoir pour défendre des convictions. Tout les partis d’oppositions, l’ADQ en tête, ont toujours souhaité et continuent d’exiger une commission d’enquête. Comme l’élève Morin le dit lui-même, le gouvernement n’avait pas besoin de ce point de presse pour être ébranlé.Mais Pauline Marois pourra clairement en tirer profit en s’étant présentée comme une grande femme d’état capable de convertir bien des gens. À preuve, même d’anciens adéquistes sont prêts à se prosterner et se recueillir à ses côtés!

Caire et Picard n’utilisent pas les bonnes armes!

19 mai 2010

J’aimerais ici répondre à Pierre Morin qui encore aujourd’hui s’attaque à l’ADQ et plus spécifiquement à son chef Gérard Deltell en demandant « Pourquoi M. Deltell était-il absent? » Comme parfois il est coutume d’oublier de publier certains commentaires, je m’assure de ma diffusion en utilisant mon blogue.

Rappelons les faits. Pauline Marois, chef du premier parti d’opposition, propose de tester la force de son leadership en risquant de provoquer des élections provinciales soit de dépenser des dizaines de millions alors que la population n’en veut pas.

Elle est dans cette démarche appuyer par Québec Solidaire, Eric Caire et Marc Picard

L’ADQ par la voix de Sylvie Roy a été très clair « …Même si ses appuis sont faibles dans les sondages et que sa situation financière n’est pas à son meilleur, l’ADQ n’exclut pas d’appuyer une motion de censure » et elle ajoute « …Pour l’instant, c’est hypothétique, mais si nous pouvions envoyer un signal clair appuyé par la population au gouvernement Charest et qu’il ait une assez grande frousse pour qu’il revienne sur sa décision et demander une commission d’enquête sur le milieu de la construction, s’il pouvait revenir sur terre, ça serait au moins ça de réalisé, même si cette motion était battue » Pour Mme Roy, monsieur Deltell et l’ensemble des adéquistes, il serait irresponsable de déclencher des élections. Ce n’est pas l’objectif de l’ADQ.

À ce titre, l’ADQ continue de dénoncer les pratiques douteuses qui ont court sous l’administration du PLQ, mais contrairement à Marc Picard qui disait “Je n’ai aucun problème à aller en élection demain matin” Il est clair pour les adéquistes que ce n’est pas le souhait de la population.

À la question pourquoi M. Deltell était-il absent? C’est parce qu’il a des convictions et qu’il pense que le Québec ne gagne rien à s’afficher, aux côtés des gens qui n’arrivent même pas à proposer des mesures que leurs militants appuieraient. L’intérêt réside dans la tenue d’une commission d’enquête et non dans un beau grand film produit par Madame Marois qui fait faire les jars à M. Picard et Caire.

Ce n’est pas parce que M. Deltell n’utilise pas les mêmes armes que M Khadir et Mme Marois qu’il délaisse les Québecois, j’ajouterai, au contraire!

Au fait, j’aimerais demander à M. Morin, Pourquoi M. Caire choisit-il de se joindre au PQ qui orchestre une grande mise en scène visant à tout faire pour ébranler et même faire tomber le gouvernement, plutôt que de travailler dans l’intérêt des Québecois en ajoutant sa voix à celle de l’ADQ qui souhaite une enquête et non une élection? Est-il aussi prêt à des élections dès demain matin ?

*source:
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/05/20100517-223200.html

MISE À JOUR: Point de presse de Gérard Deltell

Nouvelles révélations de l’ADQ

19 mai 2010

« Le ministre Gignac n’a pas fait le ménage promis dans les FIER » – François Bonnardel

Le porte-parole de l’ADQ en matière de finances publiques, M. François Bonnardel, a dévoilé aujourd’hui que rien n’est réglé dans les problèmes d’éthique et de gouvernance du Fonds d’intervention économique régional (FIER). Au contraire, il a dévoilé qu’en 2010, deux des trois administrateurs du FIER Carrefour-Capital sont toujours gestionnaires ou administrateurs des entreprises financées par ce même FIER. De plus, l’adresse postale de six entreprises financées par ce FIER est la même que celle d’un des administrateurs du Fonds.

 « Après avoir révélé au compte-goutte les informations dans le dossier des FIER, nommé un nouveau ministre, créé un comité, déposé deux rapports et de nouvelles mesures, pourquoi existe-t-il encore, en mai 2010, des problèmes d’éthique et de gouvernance dans les FIER-Régions ? Le ministre Gignac n’a pas fait le ménage promis et, pire encore, il continue de fermer les yeux sur les irrégularités du programme FIER », a déclaré M. Bonnardel, s’étonnant du même souffle que les vérifications de base ne soient pas effectuées systématiquement par Investissement Québec avant d’autoriser le transfert de fonds publics dans les FIER.

En avril 2009, les partis d’opposition soulevaient pour la première fois des allégations de conflits d’intérêts dans le programme FIER. Depuis ce temps, le Vérificateur général a noté des irrégularités et a recommandé d’interdire aux personnes en conflit d’intérêts d’assister aux discussions sur un éventuel contrat. Le ministre de l’époque, Raymond Bachand, a proposé 12 recommandations qui visaient notamment la mise en place d’un mécanisme rigoureux de gestion des conflits d’intérêts. De plus, le ministre Gignac a annoncé de nouvelles mesures pour renforcer la transparence et la gouvernance du programme FIER et le Groupe-conseil dirigé par Louis Roquet, lui-même aux prises aujourd’hui avec des conflits d’intérêts à la Ville de Montréal.

 « Tout cela n’aura été que de la poudre aux yeux. C’est pourtant simple. Le gouvernement doit immédiatement interdire à tout administrateur ou actionnaire d’un FIER possédant un intérêt dans un projet d’investissement de participer au processus de décision », a conclu M. Bonnardel.

« Le Vérificateur général donne raison à l’ADQ » -Gérard Deltell

13 mai 2010

Rapport du Vérificateur général

Le chef de l’Action démocratique du Québec, M. Gérard Deltell, a accueilli très favorablement le rapport du Vérificateur général déposé ce matin à l’Assemblée nationale. « Tant pour la gestion des commissions scolaires que pour la capacité d’intégration des immigrants, le Vérificateur général donne raison à l’ADQ », a déclaré le député de Chauveau.

Le constat du Vérificateur général, Monsieur Renaud Lachance, à l’endroit des commissions scolaires, est sans équivoque : aucune analyse du Ministère de l’Éducation quant au nombre optimal des commissions scolaires, manque d’initiative pour la réduction de dépenses et les économies, communication quasi inexistante entre les différentes commissions scolaires, etc. « C’est le fouillis total! Le désaveu du Vérificateur général face aux commissions scolaires accrédite solidement la position de l’ADQ. Nous remettons en question depuis longtemps la pertinence et l’efficacité des commissions scolaires du Québec. Aujourd’hui, les constats du Vérificateur général sont les mêmes que les nôtres », affirme le chef adéquiste.

En matière d’intégration des immigrants, les constats du Vérificateur général reprennent largement ceux de l’ADQ depuis 2007. « Il est clair que ni le Québec, ni ses immigrants ne gagnent lorsque la société d’accueil intègre mal les nouveaux arrivants. Il est urgent que le gouvernement reconnaisse ses difficultés », a conclu M. Deltell.

Charest passe des mensonges à l’insolence, quand en aurons-nous assez?

11 mai 2010

Premièrement, rappelons-nous les faits :

Octobre 2008 : Monique Jérôme Forget parlant de la situation économique du Québec déclarait que « L’année qui vient (2008-2009), très certainement, l’autre année qui vient (2009-2010), également, je vais vous dire pourquoi. Vous savez, on me reproche beaucoup d’être proche de ma sacoche. Bien, je l’ai tellement été que finalement, j’ai des réserves pour 2009, importantes. Vous allez le voir dans la mise à jour économique, qu’il y a des réserves importantes.»

Avril 2010 Parlant cette fois du bas de laine des Québecois, Mme Jérôme-Forget change son discours « Moi, je le savais que la caisse avait perdu de l’argent (…) Moi, en tant que ministre des Finances, c’est clair que j’avais des idées, je me doutais que c’était élevé, je n’étais pas folle».

Avril 2010 24 h après les déclarations de Mme Jérôme-Forget, Jean Charest déclare « … M. le Président, la terre entière vivait une crise financière puis économique à ce moment-là. C’était évident qu’il allait y avoir des pertes… »

Encore une fois, les libéraux jouent encore sur les faits et sur les mots. Comment était-il possible pour Madame Jérôme-Forget de prévoir l’équilibre budgétaire pour les deux ans qui s’en venaient alors que je cite le premier ministre: « … la terre entière vivait une crise financière puis économique à ce moment-là… »

Jean Charest en tentant de cacher la vérité aux Québecois se met un pied dans la bouche. Malheureusement, la population regarde la situation en se disant qu’on ne peut rien y changer puisque les politiciens ne font que jouer sur les mots et tordent la vérité comme bon leur semblent.

Pour moi, le choix est fait et je travaille de tout cœur à faire que l’ADQ sera prêt pour la prochaine élection. Il faut que nous ayons enfin un parti qui fera la différence. Car lui aura entendu et surtout compris que la population n’est pas dupe.  Jusqu’ici nous avons été bien bons envers les politiciens, mais il est temps de changer des choses avant de passer pour cons!

source: octobre 2008, avril 2010, avril 2010(2)

Renvoi de Tony Tomassi: « Il faut une commission d’enquête sur le financement du Parti libéral du Québec » – Gérard Deltell

7 mai 2010

Croyant sincèrement que la troisième voie au Québec peut être l’ADQ, je vais tenter d’ajouter dorénavant les communiqués du parti.

Le chef de l’Action démocratique du Québec et député de Chauveau, M. Gérard Deltell, a formellement demandé ce soir la tenue d’une commission d’enquête exclusive sur le financement du Parti libéral du Québec. Réagissant au congédiement du ministre Tony Tomassi, le chef adéquiste a affirmé que « cela ne lève en rien l’apparence de collusion et l’influence des grands contributeurs du Parti libéral sur l’exercice du gouvernement ».

« Jean Charest a congédié son ministre le plus fragile sur les questions d’éthique pour une histoire qui remonte avant sa nomination au gouvernement. Le chef libéral poursuit son aveuglement volontaire, alors qu’il persiste à dire que l’octroi des places en garderies aux amis du parti est tout à fait légitime », a également déclaré M. Deltell.

Les faits troublants ne cessent de s’accumuler : le fractionnement des contrats dans la construction, l’augmentation spectaculaire des contrats sans appel d’offre, tous les scandales du milieu de la construction, les allégations de son ex-ministre de la Justice sur la nomination des juges, nomination du Secrétaire général du Québec par un financier libéral, refus d’adopter rapidement un code d’éthique pour les élus, l’octroi des places en garderies aux amis du parti, trois ministres qui affirment que les entreprises financent illégalement le Parti libéral, le député de Rivière-du-Loup qui contrevient à la loi sur le lobbying et celui d’Argenteuil qui fait affaire avec l’État pendant qu’il est ministre, etc. 

« Le Québec mérite mieux. Les Québécois en ont assez de voir leur premier ministre cautionner autant de problèmes d’éthique », a conclu le chef de l’ADQ.

« Jean Charest doit convoquer Marc Bellemare en commission parlementaire sur-le-champ! » – Gérard Deltell

14 avril 2010

Croyant sincèrement que la troisième voie au Québec peut être l’ADQ, je vais tenter d’ajouter dorénavant les communiqués du parti.

Devant les révélations de l’ancien ministre de la Justice du gouvernement Charest le chef de l’Action démocratique du Québec, M. Gérard Deltell, a sommé le premier ministre libéral de se rendre à la proposition de l’ADQ et de convoquer dès aujourd’hui Me Marc Bellemare devant une commission parlementaire de l’Assemblée nationale.

« Trafic d’influence, nomination partisane des juges, financement illicite, les allégations de l’ancien ministre libéral sont très graves et entachent les trois fondements de notre démocratie, c’est-à-dire l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Le premier ministre du Québec est l’ultime gardien de l’intégrité de l’État québécois. Tenter de museler l’ancien Procureur général du Québec, c’est refuser de faire la lumière. J’exige aujourd’hui de Jean Charest de faire passer l’intérêt supérieur de la nation avant celle du Parti libéral et de convoquer sur-le-champ Marc Bellemare en commission parlementaire », a soutenu le chef adéquiste.

D’ailleurs, Gérard Deltell déposera cet après-midi, après la période des questions, la motion suivante : « Que l’Assemblée nationale entende en commission parlementaire Me Marc Bellemare, le plus rapidement possible, concernant le financement politique et les différentes allégations de trafic d’influence, tout en lui procurant l’immunité parlementaire. »

De plus, le chef adéquiste s’est inquiété devant les affirmations d’un collecteur du Parti libéral, Franco Fava, qui admet ce matin dans les journaux avoir participé à des nominations gouvernementales. « Les prétentions de M. Fava sont également très graves. Quand un bagman libéral affirme avoir influencé le choix du premier fonctionnaire de l’État, soit le secrétaire général du Québec, et d’autres nominations gouvernementales, c’est absolument inconcevable. Comme pour Me Bellemare, est-ce que Jean Charest tentera d’étouffer l’affaire en faisant aussi parvenir une mise en demeure à un de ses collecteurs de fonds? », a conclu Gérard Deltell.

 

Si on se relevait

9 mars 2010

Voici la copie de mon texte qui est publié dans l’édition du 9 mars du Démocrate. 

Mon implication à l’ADQ a débuté en 1998. J’avais alors été candidat pour l’élection historique de notre parti où pour la première fois nous présentions 125 candidats. Bien-sûr nous commencions à prendre notre place, mais nous n’avions pas de grands moyens financiers, pas d’organisation solide et peu d’expérience. Je me souviens qu’un journaliste de ma ville avait demandé à Mario Dumont s’il trouvait crédible ma candidature. On partait de très loin, et je pense qu’à l’époque on ne nous prenait pas encore au sérieux. On était le parti sympathique.

Aujourd’hui, la situation a beaucoup changé. Nous n’avons pas de grands moyens financiers, notre organisation se rebâtit, mais nous avons maintenant de l’expérience, et nous jouons aussi sur la vraie patinoire. Nous devons montrer qui nous sommes et nous battre pour faire valoir nos idées. Qui a dit que cela serait facile? Nous avons devant nous un grand défi et nous sommes l’unique alternative. Je pense à plusieurs personnes qui sont présentement sur les lignes de côté; mes amis blogueurs, les chroniqueurs médiatiques. Nous avons des voix qui portent notre message, ce que nous n’avions pas avant. Nous avons des gens qui partagent nos idées. Je dis à eux que c’est le temps de revenir. Nous avons un nouveau chef qui a décidé de plonger. Nous avons un nouveau président qui a su dans le passé démontrer ses capacités d’organisateur.

Nous avons maintenant une place pour chacun de vous, nous avons une équipe à bâtir, un parti à relever, un espoir à redonner au Québécois. Ce travail, il est pour chacun de nous mais on a besoin de vous. Tous ensemble, si on se relevait…

Pour consulter la version complète du Démocrate

Le PQ a des belles-mères et l’ADQ a Eric Caire!

2 mars 2010

ref: Journal Le Devoir 2 mars 2010

Si certains doutaient de l’adage qui dit « On voit mieux la paille dans l’œil du voisin que la poutre dans le nôtre » Ce qui veut dire : Nous sommes toujours plus sensibles aux défauts d’autrui, si infimes soient-ils, qu’à nos propres défauts, si flagrants soient-ils. Voilà que Eric Caire vient de démontrer que nos vieux proverbes retrouvent toujours des racines dans la réalité quotidienne!

Vous rappelez vous, lors du dernier débat des chefs de l’élection provinciale de 2008. La chicane entre M. Charest et Mme Marois, on aurait pu résumer l’ensemble de la soirée sur les blâmes entre les deux, pas de nouvelles idées uniquement des reproches sur l’administration de l’autre.

Eric Caire, dans un souci de faire de la nouvelle politique, attaque l’ADQ. Premièrement il devrait commencer à réaliser qu’il perd de plus en plus de crédibilité de s’attaquer ainsi à un parti qu’il voulait diriger il n’y a que quelques mois. Soyons clair, moi comme adéquiste, qui continue le travail, je suis insulté des propos méprisants de M. Caire, et si jamais avec ses amis, il déciderait de lancer un nouveau parti, il ne réussira pas à me rejoindre ni moi ni bien d’autres gens qu’il démonise, car présentement il cherche juste la visibilité en tergiversant contre l’ADQ sans apporter d’idée.

Parlons donc plutôt de certaines propositions de l’ADQ

L’abolition du fond des Générations:

Suite aux déboires de la Caisse de dépôt du Québec, le fond des générations vaut moins aujourd’hui que l’argent que nous avons réussi à y déposer, le Vérificateur général donnait raison à l’ADQ en février dernier : depuis sa création, le Fonds des générations a généré un rendement négatif de 19,3 % … Quelqu’un se souvient-il qu’on dit « Qui paye ses dettes s’enrichit »

Moderniser le système de Santé :

Le poids de la santé dans le budget est de 26,9 milliards de dollars, soit 45% du budget. Dans 10 ans, il sera du double, soit 52,9 milliards et 64% du budget. L’argent n’est pas la seule façon de régler des problèmes. Il y a d’autres solutions. Quelqu’un se souvient-il qu’on dit « à toujours essayer les mêmes choses, on risque fort d’obtenir les mêmes résultats »

Bien entendu il se trouvera toujours de la belle famille pour critiquer, mais quand un individu passe son temps à frapper sur un adversaire qui essaie de se relever d’un mauvais pas, ça en dit long sur sa capacité de leadership!

C’est vraiment Caire qui démonise l’ADQ.

23 février 2010

Pierre Morin, collègue blogueur écrivant sur « Ecran Radar »,que j’adore lire, répondait à mon texte, qui demandait si Eric Caire risquait de nuire au Centre-Droit. Visiblement, dans sa réponse, mon ami Morin, me démontrait avec des arguments intéressants qu’il y avait deux cotés à la médaille

J’ai tardé à réagir à ses propos. Premièrement, je me disais que la base de mon argumentaire était surtout basée sur un article assez court dans un journal. Deuxièmement, ce journal n’est pas reconnu pour favoriser les mouvements plus à droite et que par conséquent, il fallait peut-être modérer les propos que j’y avais lu.

Hier, toujours grâce à mon ami, j’ai eu l’occasion d’entendre l’entrevue d’Eric Caire à Benoit Dutrizac. Cette fois, on ne parlait pas de montage, on ne parlait pas de parole rapportées, mais bien une entrevue ou M. Caire exprimait bien librement son point de vue.

Déjà à deux minutes, M. Caire, qui semble encore vivre dans le passé de la course à la chefferie, dénonçait le fait qu’il trouvait Christian Lévesque trop à gauche pour occuper le poste de président.. (audio-1)Quand on lit entre les lignes, il ne semble pas apprécier cette nomination, ajoutant au passage que M. Deltell devait faire un gros travail auprès des militants qu’il juge trop à gauche!

« J’aimerais ici faire une confidence, en octobre dernier, j’ai voté avec fierté pour M. Lévesque comme chef de l’ADQ, je voyais en lui le meilleur rassembleur, mon second vote était allé à Gilles Taillon, j’ai tellement regretté mon choix dans les jours suivants que je m’en serais volontairement confessé. Mais je n’avais pas donné mon second vote à Caire, car il n’avait jamais réussi à me convaincre qu’il saurait ramener les gens autour de lui, sa façon méprisante de dénigrer ses adversaires m’avaient convaincu de l’éliminer de mes choix. Aujourd’hui je pense que je n’avais peut-être pas tort! Fin de la confidence »

Or si nous revenons à l’entrevue de M. Caire, ce qui me dépasse c’est le fait qu’il dénonce le coté qu’il considère trop à gauche de Lévesque, mais qu’il est tout à fait disposé à travailler avec « le père du budget de l’an 1 d’un Québec-Souverain ». Pire alors qu’on lui dit que Lucien Bouchard a saccagé les systèmes de santé, d’éducation et autres, il approuve en disant oui c’est avec lui que je veux travailler!

Je pense effectivement que les Bouchard, Legault, Facal et autres sont des candidats de choix pour rejoindre un mouvement de centre-droit, mais jamais je n’accepterai de cracher sur les Christian Lévesque, Janvier Grondin, Sylvie Roy, qui continuent de porter de leur mieux les couleurs adéquistes, pour me donner plus de crédibilité.

Éric Caire, tout comme moi, pense qu’il faut revoir nos façons de faire en matière de santé, d’éducation, de finance publique et beaucoup d’autres. Mais il oublie que le parti dont il portait les couleurs il y a seulement quelques mois n’a pas changé son programme. Le programme, qu’il défendait lui-même comme porte-parole en matière de santé, est encore le même.

J’ai un jour trouvé dommage que Gérard Deltell n’arrive pas à convaincre Eric Caire de revenir à l’ADQ. Maintenant ma réflexion évolue, et je commence à penser que c’est plutôt Caire qui ne voulait pas revenir et c’est peut-être mieux ainsi car l’ADQ qui se rebâtit en sera une avec l’envie de jouer en équipe!

Je conclurai en m’inspirant encore du texte de mon collègue blogueur Morin… « j’ai trop de respect pour les militants, ils sauront quand ce sera le temps pour eux d’écrire la prochaine page et de regarder en avant, plutôt que derrière. Je réserve mon mépris pour ceux et celles qui font en sorte de faire imploser ce parti et qui, pour arriver à leur fin, ont détourné la réalité pour se donner de la crédibilité. »