Mon message aux étudiants

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Chronique du 10 mars 2012  2ième partie 

En écrivant ma chronique ce matin, je me sens un peu paternaliste, croyez-moi, il n’en est rien. Au contraire, je me rappelle très bien mon époque au CEGEP où moi aussi j’ai cru qu’en manifestant je pourrais changer des choses. Je dis « chapeau » aux étudiants qui croient en leur cause, à ces étudiants qui sortent dans les rues qui produisent des vidéos sur les médias sociaux. Je ne partage pas toujours votre position et ça s’appelle la démocratie, mais que vous vous fassiez entendre est probablement un gage de votre implication future dans notre société.

J’aurais envie de voir enfin un véritable mouvement de masse se lever avec les étudiants, un ras-le-bol collectif impliquant aussi les parents et l’ensemble des familles, face à ce gouvernement, mais voilà, c’est là que je rejoins moins les étudiants. Ils s’en sont pris à la population plutôt qu’au gouvernement.

Plusieurs familles optent pour le collège privé lors des études secondaires, ce n’est pas pour péter de la brou, mais bien parce que ces familles croient que la qualité de la formation et l’encadrement seront supérieurs à l’école publique. Mon fils va au collège privé, il voyage soir et matin pendant presque 2 h d’autobus pour suivre sa formation. J’ai décidé de lui proposer le privé, il a accepté. Si la formation qu’il reçoit est incomplète, s’il y a des problèmes d’intimidations, si nous avons besoin d’un support particulier, lorsque nous appelons il y a du service, il y a, à l’autre bout du fil, une personne qui a compris que nous sommes des clients, que c’est l’argent que nous versons qui paye leurs salaires.

Au fond, le système public fonctionne de la même façon, c’est l’argent que nous payons qui paye le salaire, mais voilà, on semble avoir oublié que si nous voulons une formation de pointe, il faut y investir collectivement. Un étudiant a produit une vidéo dont j’ai pris connaissance hier, si j’ai bien compris, pour lui le fait que nos universités soient les moins dispendieuses ne justifie pas que nous puissions augmenter les frais, au contraire nous devrions en être fiers. C’est là que moi je décroche, moi je veux être fier d’avoir les meilleures universités celles qui formeront mieux. Si c’est la moins chère c’est un plus, mais je veux qu’elle soit la plus performante, je veux que les sommes que nous y investissons aillent à la bonne place.

Est-ce que je suis prêt à payer plus? La question n’est pas aussi simple que ça. Je souhaite obtenir plus, alors dites-moi ce que ça va couter! Si les étudiants réussissent à faire plier le gouvernement, ils feront payer leurs gains par les travailleurs de la classe moyenne. Présentement, par plusieurs des gestes qu’ils posent, ils s’attaquent à ceux qu’ils souhaitent faire payer. J’aurais au contraire envie de sortir avec eux, en disant dorénavant, il y aura une taxe à l’échec, il y aura des frais supplémentaires pour un second ou un troisième BAC, il y aura aussi des pénalités pour ceux qui prendront plus de temps que prévu à compléter leurs formations, mais il y aura aussi une garantie que les sommes qui seront investies en éducation permettront d’avoir une formation de qualité supérieure. 

Si j’étais étudiant, c’est de ça que je voudrais me préoccuper la qualité de ma formation et de l’avenir qu’elle m’offrira, beaucoup plus que le coût de 300 $ ou 1500 $ de plus pour des études qui me permettront d’obtenir une meilleure qualité de vie dans le futur. 

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